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Mon IronMAN !

Retrouvez le résumé de Karl lors de sa participation à l’IRONMAN de Nice le 5 Juin !

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Ca y est, c’est fait …

Nous voilà quelques temps après la course, je redescends sur terre et je commence à bien récupérer.

Je peux enfin vous parler de ce week-end de folie qui, avec le recul, prend vraiment toute sa dimension.

La journée de Samedi fut malgré quelques péripéties pour trouver une place de parking, plutôt facile et sans stress. Le fait d’avoir préparé à l’avance le contenu de chaque sac de transition m’a permis de faire toute la phase de pré-course sans pression. Après un bon repas, la nuit fut courte et agitée. Dimanche 4h30 du matin, ultime préparation on enfile la tri-fonction, et là, on commence a rentrer sérieusement dans l’esprit de la course. Passage au parc a vélo pour vérifier que tout est ok sur le vélo, dépose du sac ravito perso et du sac streetwear. Descente sur la plage et dernier choix d’avant course, sélection du rolling swim start pour la natation, après plusieurs hésitations, je choisi le groupe de départ des « moins de 1h 18 », en me disant « comme ça je gère sans me être dans le rouge ». Tout le monde autour de moi est dans le même état excitation du départ imminent et stress d’avant course … la musique monte en volume, le speaker « chauffe » le public et nous motive … 6h30 Top départ !!, on est lâché et en l’espace de quelques secondes, on bascule dans la course , il n’y a plus de stress, plus d’angoisse, je sais ce qui m’attend, j’ai juste a mettre bout à bout tous ce qui a été vu et revu durant ces derniers mois.

La natation commence comme toujours avec un peu de bagarre, c’est normal, il faut faire sa place et il faut que tout le monde trouve son rythme. Après 500 m, tout est calé pour moi j’ai un rythme calme et qui me va bien je suis dans l’alignement des bouées, j’ai mes repaires et cerise sur le gâteau, je remonte du monde sans forcer. La 1ere boucle de 2,400 km passe relativement vite, a ce moment je me dis : « allez reste sur ce rythme, tout est OK et il ne reste plus que 1,400 km, ça va le faire !! ». La deuxième boucle est parfaite, je suis relativement seul entre les bouées, je ne suis donc pas gêné sur ma nage. Je sors de l’eau finalement en 1h 06, un très bon temps par rapport à mes habitudes et comme je me sens bien et pas « entamé », je suis confiant pour la suite.

A l’enchainement Natation/Vélo, un dilemme se pose, je garde ma tri-fonction ou je me change avec une tenue un peu plus chaude ? De la pluie est annoncée dans les hauteurs et j’ai un peu peur de prendre froid dans la partie retour. Finalement, je ne change rien à mon plan initial, je garde la tri, je met juste un haut sans manche et je prends des manchettes au cas où …

C’est parti pour le vélo !! 15 km de plat et roulant, histoire de bien faire tourner et de chauffer les jambes, puis enchainement sur la montée jusqu’au col de l’Ecres. Une bonne partie de la montée se passe bien, merci au deux sorties de reconnaissance, ça aide bien ! Mais voilà qu’a environ 3 km du col, je n’ai plus de jambes, ça ne tourne plus et je vois que je perds du rythme. Une fois de plus, merci la reco, je ne me démunie pas, je sais qu’une fois le col passé, j’aurais le temps de me refaire une santé avant le passage de Coursegoule. Je passe donc le col en souffrance mais ça passe. Comme par magie, sur la partie roulante, mes jambes sont revenues et au fil des kms, je me sentais de mieux en mieux, j’enchaîne Coursegoule, la boucle et enfin la descente pour le retour sur Nice que j’effectue relativement facilement. Finalement, sur les 5 à 6 derniers Km lorsque l’on suit la partie course à pied, je n’avais plus qu’une envie, poser le vélo !! C’est içi que je prenais conscience que la boucle de course à pied allait être longue.

Je rentre dans le parc à vélo, bien content d’en finir avec cette partie, je me change et m’hydrate un peu avant d’entamer l’ultime épreuve, mais pas des moindre, les 42 km de course à pied …

Dès les premiers mètres, je me rends compte avec surprise que les jambes répondent plutôt bien, comme je me l’étais fixé, je pars sur un rythme de 10km/h dès le début, histoire d’en garder pour les moments difficiles, qui dans tous les cas allaient arriver bien assez tôt … Je pars du principe que je marche à tous les ravitaillements sans m’arrêter pour autant et que je m’alimente systématiquement. Ce système marche plutôt bien pour les 20 premier km. Oui mais voilà, entre le 20ème et le 30ème km, les périodes de marche ont bien dépassées le stade des ravitaillements et il m’est de plus en plus difficile de reprendre la course à pied … Bref, la 3ème boucle est bien difficile …

J’arrive temps bien que mal au début du 4ème tour, je fini par me dire « il te reste que 10 km à parcourir, c’est ni plus ni moins que la distance de ton footing quotidien, alors vas-y ! ne t’arrête pas au ravito et fini la course ». Comme quoi, le mental ça marche !! j’ai fais ces 10 derniers km sur l’allure des 10 premiers, et cerise sur le gâteau, j’ai vraiment profité de l’ambiance lors de cette dernière boucle.

Je fini cet Ironman en 12 h et 5 minutes, sans blessure ni douleur particulière. Les conditions de course ont été optimales pour moi, j’ai quand même pris énormément de plaisir durant la course, et j’éprouve une grande satisfaction d’avoir réussi à relever ce défi qui me paraissait inaccessible il y a encore un an.

Les entrainements on vraiment payés et je me surprends déjà à me projeter sur un autre défi à relever.

Il me reste cependant comme objectif pour cette année le Natureman 2016 qui se déroulera début octobre, ou je compte bien essayer de faire une belle course.

Merci de m’avoir suivi,

A très vite,

Karl